Anatomie d’une fracture stratégique au sein du camp du Oui
Au moment où Québec solidaire (QS) choisit Sol Zanetti, figure historique d’Option nationale, comme nouveau co-porte-parole, les tensions avec le Parti québécois (PQ) se réactivent avec une intensité révélatrice. Les accusations réciproques de « diviser le camp du Oui » ne sont pas anecdotiques : elles expriment une divergence doctrinale profonde quant à la définition même du sujet politique que le projet indépendantiste cherche à émanciper. Le conflit n’oppose pas seulement deux appareils, mais deux logiques de souveraineté irréductibles.
1. Deux matrices du souverainisme
Le souverainisme péquiste s’inscrit dans la continuité du mouvement national québécois classique. Il repose sur la centralité du peuple québécois francophone comme sujet historique, sur la langue française comme vecteur d’unité, et sur la construction d’un État national héritier de la Révolution tranquille. L’indépendance y apparaît comme un acte de normalisation historique : rendre au peuple majoritaire du Québec la pleine maîtrise de son destin collectif.
Le souverainisme solidaire, lui, se définit par l’intersection des luttes sociales, écologiques, féministes, antiracistes et autochtones. L’indépendance n’est pas une fin nationale, mais une condition de transformation sociale et de décolonisation interne. QS ne parle pas du « peuple québécois » au singulier, mais de communautés solidaires formant un ensemble politique à construire. Le sujet souverain n’est donc pas présupposé : il émerge d’un processus d’inclusion et de refondation démocratique.
Ainsi, quand Paul St-Pierre Plamondon invoque la continuité de René Lévesque et Camille Laurin, Ruba Ghazal et Sol Zanetti invoquent plutôt l’héritage de Gérald Godin ou de Françoise David : celui d’un Québec pluraliste et postcolonial. La rupture n’est pas tactique ; elle est ontologique. Le PQ cherche à restaurer une souveraineté déjà constituée. QS veut la refonder sur de nouvelles bases.
2. L’élection de Sol Zanetti : un pari sur la cohérence interne
En élisant Sol Zanetti, QS mise sur un porte-parole capable d’assumer pleinement la dimension indépendantiste du parti, sans renier ses fondements progressistes. Ancien chef d’Option nationale, Zanetti incarne la synthèse possible entre le projet de pays et les valeurs de gauche radicale. Sa présence consolide la légitimité souverainiste de QS face au PQ, tout en maintenant une ligne distincte : celle d’un pays à refonder, non à restaurer.
Mais ce recentrage indépendantiste n’a pas produit d’apaisement. Au contraire, il a ranimé les soupçons du PQ, qui perçoit dans QS une concurrence idéologique et électorale directe sur le terrain du nationalisme de gauche. D’où les attaques de Paul St-Pierre Plamondon contre un QS « désespéré » et « diviseur ». En réponse, Ghazal accuse le PQ d’exclusion et de fermeture identitaire.
Sous la surface, deux légitimités s’affrontent :
- celle du peuple historique, défendue par le PQ ;
- celle des nouveaux citoyens solidaires, revendiquée par QS.
Chaque camp se présente comme le véritable garant de la réussite du projet indépendantiste.
3. Inclusion vs continuité : le nœud du conflit
Le débat sur la francisation illustre la fracture culturelle entre les deux formations. QS a récemment supprimé de son programme la phrase affirmant que « toute personne vivant au Québec doit maîtriser le français ». Le parti estime que l’État, non les individus, doit porter le fardeau de la francisation. Pour le PQ, cette suppression symbolise un renoncement à la centralité linguistique de la nation.
Cette divergence touche au cœur du projet souverainiste :
- Pour le PQ, la langue fonde la nation ; sans unité linguistique, le peuple souverain se dissout.
- Pour QS, la langue doit être un vecteur d’inclusion, non une barrière d’appartenance.
De même, la référence aux nations autochtones « souveraines » dans le discours de Zanetti illustre une approche de la souveraineté comme réseau de peuples en dialogue, non comme autorité exclusive d’un État-nation. Là où le PQ voit la menace d’une partition, QS voit la possibilité d’un pacte de nations égales.
Ces positions sont difficilement conciliables. L’une fonde la légitimité politique sur la continuité historique d’un peuple majoritaire. L’autre la fonde sur la reconnaissance des minorités et la refondation d’un contrat social pluriel.
4. L’illusion du « camp du Oui »
Depuis 1995, l’expression « camp du Oui » évoque la grande coalition des forces souverainistes. Mais cette unité fut conjoncturelle ; elle reposait sur un référendum précis, non sur une vision commune de la souveraineté. Aujourd’hui, la fragmentation est structurelle :
- Le PQ défend un projet d’État national.
- QS défend une transformation sociale par la souveraineté.
Chacun accuse l’autre de trahir le projet d’indépendance :
- Le PQ reproche à QS d’entretenir un climat de peur et d’ambiguïté.
- QS reproche au PQ de compromettre l’indépendance par ses contradictions entre discours inclusif et politiques restrictives.
La réalité est plus simple : il n’existe plus de camp du Oui unifié, car il n’existe plus de référentiel partagé de la souveraineté. Le mot « indépendance » ne désigne pas la même chose pour les deux partis. Pour le PQ, c’est la pleine juridiction d’un État. Pour QS, c’est l’autonomie d’une société émancipée de toutes les formes de domination.
5. Une fracture épistémologique
Cette opposition renvoie à deux manières de concevoir la source du pouvoir politique.
- Dans la logique péquiste, le pouvoir émane d’un peuple historique défini par une langue, une mémoire et un territoire. La souveraineté est la continuité de cette légitimité nationale dans un cadre étatique complet.
- Dans la logique solidaire, le pouvoir émane d’un processus démocratique qui produit lui-même son sujet collectif. La souveraineté est à construire, non à restaurer.
Ces deux rationalités ne peuvent se superposer sans transformation conceptuelle majeure. Le PQ parle encore le langage de la modernité nationale du XXᵉ siècle ; QS celui de la post-modernité décoloniale du XXIᵉ. La confrontation n’est donc pas seulement politique : elle est cognitive. Elle oppose deux grammaires de la légitimité. C’est pourquoi les appels à « l’unité du camp du Oui » échouent : on ne peut unifier ce qui ne partage plus le même langage fondateur.
6. Vers une convergence souverainiste ?
Pourtant, les deux projets visent une finalité commune : la maîtrise du destin collectif du Québec. Cette finalité pourrait devenir le point d’ancrage d’une convergence souverainiste fonctionnelle, à condition de clarifier le cadre.
Une architecture de convergence reposerait sur trois principes :
- Souveraineté intégrale
— reconnaître que l’indépendance n’est pas uniquement politique, mais aussi économique, juridique, numérique, culturelle et environnementale.
— chaque parti peut contribuer à l’un ou l’autre de ces leviers sans nier la légitimité de l’autre. - Transition diplomatique interne
— établir un protocole commun de reconnaissance progressive du Québec comme sujet de droit international, indépendamment des divergences idéologiques internes.
— cela exigerait une commission multipartite de planification de la souveraineté, centrée sur la continuité juridique et les mécanismes de succession d’État. - Cohérence linguistique et culturelle
— réaffirmer que la langue française demeure la matrice commune du dialogue politique, tout en distinguant l’obligation individuelle de la responsabilité institutionnelle.
— concilier la mission historique du peuple québécois francophone et la participation pleine des nouveaux citoyens.
Cette convergence ne serait pas électorale, mais doctrinale et systémique. Elle viserait à rétablir un langage souverain commun, préalable à tout front politique.
7. Un enjeu de souveraineté cognitive
La fragmentation actuelle du souverainisme québécois révèle une crise plus profonde : celle de la souveraineté cognitive du Québec. Depuis 30 ans, le discours indépendantiste s’est appauvri, passant du projet de maîtrise collective à une querelle de positionnements identitaires. Pour redevenir crédible, le souverainisme doit réarticuler ses concepts fondamentaux :
- Qu’est-ce qu’un peuple ?
- Qu’est-ce qu’un État ?
- Qu’est-ce qu’une liberté collective ?
Sans cette refondation conceptuelle, le débat QS–PQ restera stérile, chaque camp parlant une langue politique que l’autre ne comprend plus.
8. Conclusion : refonder le langage du pays
La querelle entre QS et le PQ ne se résoudra pas par des appels à l’unité morale, mais par une clarification doctrinale. Il faut redéfinir le projet souverainiste non comme une bataille de partis, mais comme une ingénierie d’autonomie collective.
- Le PQ détient l’héritage historique, institutionnel et juridique.
- QS détient la capacité d’intégrer les luttes contemporaines et la sensibilité aux nouvelles réalités sociales.
Leur affrontement, s’il est pensé dialectiquement, peut devenir un moteur de recomposition : le PQ rappelle la continuité nationale ; QS oblige à l’actualiser. Le défi consiste à transformer cette tension en architecture cohérente : un Québec souverain politiquement, mais aussi socialement, culturellement et cognitivement.
Tant que cette refondation n’aura pas lieu, le camp du Oui restera fragmenté, et l’idée même de souveraineté continuera de s’éroder dans les sables mouvants des définitions contradictoires.
Excellente analyse critique, extrêmement claire, pertinente et utile.
La « clarification doctrinale » passe a minima par clarifier ce que sont, « Programme de simple gouvernance » et « Programme d’État ». La simple gouvernance est plus à gauche ou plus à droite… L’État lui, n’est ni à droite ni à gauche, et ses Actes constituants sont l’ESSENTIEL pérenne qui gouverne les gouvernements qui gouvernent Le Peuple, du moins sur 50 ou 100 ans ; il incarne l’existence de la Souveraineté constituante et politique du Peuple sur le temps long de son Histoire ; il est garant — quand il est démocratique — du fait que puisse s’exprimer, de gauche à droite, les différentes politiques devant s’appliquer ou pas, selon le bon plaisir souverain du Peuple du moment, au moment de l’élection de la députation du Peuple. C’est contingent, temporaire, accessoire et changeant.
Sur la simple gouvernance, QS et PQ en peuvent s’entendre… Par contre, sur l’État, le fait de RENVERSER l’État VOYOU illégitime canadian incapable d’obtenir le clair OUI démocratique du Peuple, sur le fait de fonder sur l’effondrement de tel État au Québec, un État démocratique Républicain Souverain, TOUS les démocrates peuvent s’entendre…
Faut donc, dissocier d’abord, « Programme de simple gouvernance » des partis et « Programme COMMUN d’État démocratique républicain » qui pourrait être COMMUN à tous les partis démocrates pour faire front MAJORITAIRE face aux partis de la minorité AUTOCRATE pro-Canada illégitime.
Cf Programme COMMUN d’État démocratique républicain…
https://www.jesignequebec.com/page.php?id=65
Un Programme COMMUN d’État trans-partisan
INCLUANT une proportionnelle « pragmatique »
Selon le chef du PQ, les solidaires sont «désespérés». Ce sont eux qui «tentent de créer des divisions dans la population».
«En désespoir de cause, certains partis tentent de créer un climat de peur dans le but d’en tirer un petit profit politique, et c’est vraiment désolant, c’est honteux», a soutenu Paul St-Pierre Plamondon.
… « tentent de créer des divisions dans la population ».
Comment s’en plaindre ? C’est le principe même de la joute politique démocratique. Ce qui seul peut faire foi du contraire c’est la capacité du PQ de se donner les moyens que tout ça ne demeure que des « tentatives » sans résultat ni effet.
Comment le faire sur la seule gouvernance de l’État… !? On ne le peut pas… parce par définition démocratique, les avis, les politiques, les Programmes de simple gouvernance FORCÉMENT diffèrent, donc divisent et le vote et les Québécois,es.
Programme d’État et Programme de gouvernance
Par contre, quand il est question de Programme COMMUN d’État portant sur l’État lui-même tel qu’il s’IMPOSE au Québec de force et d’autorité autocrate impériale colonial canadian, comment ne pas s’entendre entre DÉMOCRATES sur son démocratique RENVERSEMENT par Le Peuple, sans délai ; et, tel qu’il se présente sous République démocratique devant succéder à l’effondrement de l’État illégitime canadian tel que Proclamé invalide au Québec, tout change !
Dissocier Programme d’État et Programme de gouvernance permet de disposer d’un Programme qui forcément divise, tout en transcendant cette division parce que le PQ disposerait AUSSI d’un Programme d’État sur lequel tous les partis démocrates peuvent s’entendre alors qu’aucun ne le peut totalement sur la simple gouvernance qui est vouée forcément à la partisanerie, la rouerie, l’affrontement perpétuel.
Ne pas faire cette indispensable distinction en État et simple gouvernance de l’État, ne pas créer un Programme d’État dédié à la démarche constituante, c’est priver Le Peuple d’un mètre étalon fiable pour distinguer les démarches des un,es et des autres. C’est s’assurer de la confusion la plus totale entre État et simple gouvernance. C’est se priver d’un outil de négociation indispensable qui permet de faire la tout aussi indispensable UNION de toutes les forces démocratiques du Peuple Souverain du Québec autour de partis politiques qui la mettent de l’avant vraiment, en lieu et place d’accuser tout un chacun de diviser et le vote et les Québécois,es. Telles accusations infertiles et divisives n’ont plus besoin d’être contredite, les faits la contredise. Le fait de proposer un dispositif démocratique capable de la produire fait foi ; fera foi. Ne pas le faire tout autant.
Programme COMMUN de simple gouvernance | une équation à somme nulle
De son côté le PQ veut prendre toute la place, et QS a raison de se méfier d’un Programme COMMUN de simple gouvernance, comme l’ont proposé JFL et Véronique Hivon qui acceptaient de gouverner Le Québec cependant qu’un large processus constituant s’engageait sous dictature d’occupation coloniale canadian. L’échec référendaire tient à cette incapacité du PQ à prévoir d’avance, AVANT les élections, de faire l’UNION des démocrates par-delà nos différences électives partisanes sur la simple gouvernance provincialiste de l’État, forcément plus à gauche ou plus à droite.
Le Programme COMMUN de la gauche française, un programme de simple gouvernance de gauche a été une catastrophe pour la gauche communiste en France. QS craint comme la peste, avec raison, un tel avènement, ce pourquoi, en 2017, JFL et Véronique HIVON s’y sont cassé les dents. Le Navire amiral du PQ, qui sans votre refus de prêter Serment d’allégeance à la Couronne illégitime canado-brit en aurait fait une chaloupe, aurait tort de ne pas en tirer les conséquences dès maintenant et aurait tout aussi tort de minimiser l’impact de la disqualification ex-cathedra de QS sous tous prétextes partisans idéologiques et politiques et de faibles intentions de vote pour QS.
Ce n’est pas à la veille du déclenchement de la campagne électorale de 2026 qu’on pourra s’entendre sur un Programme COMMUN d’État qui refuse de gouverner Le Peuple dans un État qui n’émane pas du Peuple. Ce pourquoi il est URGENT que le PQ dévoile le fait endosser un tel Programme COMMUN d’État radicalement démocratique respectueux de la PRIMAUTÉ de la Souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple et en mesure d’obtenir l’appui autant de la gauche que de la droite souverainiste parce que distinct de son Programme politique de simple gouvernance de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec.
À défaut, il ne peut que se heurter au Peuple et à sa juste appréhension d’un résultat qui ne peut être que mitigé si le PQ persiste à vouloir SEUL prendre toute la place en exigeant un bête ralliement sous sa seule et partisane bannière. Les Québécois,es ne pourront qu’y voir une raison de plus pour croire que l’INDÉPENDANCE ne pourra pas se réaliser dans de telles conditions de DIVISION de ses forces démocratiques ; une raison de plus pour croire que le PQ ne dispose pas de ce qu’il faut pour mettre Le Peuple au pouvoir au sommet de l’État du Peuple, il est INCAPABLE de faire l’UNION de nos forces à commencer par la proposer sur la base d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain conséquent et distinct de son Programme de simple gouvernance.
Au contraire, le fait de mettre de l’avant un tel indispensable OUTIL de l’indispensable UNION des forces démocratiques d’un Peuple, comme l’a su faire, toutes choses égales par ailleurs, la Résistance française en 1944, à temps pour LIBÉRER la France, ne pourra que disqualifier TOUS les partis qui REFUSERAIENT stupidement de participer à telle UNION transcendant nos divisions sur la simple gouvernance de l’État. Ce qui ne pourra que démontrer que le PQ dispose de tout ce qu’il faut pour mettre Le Peuple au pouvoir grâce à un Programme d’État COMMUN à tout démocrate, par-delà leurs divisions sur la simple gouvernance. Les partis qui s’abstiendraient d’en faire partie seraient d’emblée largement répudiés par les Québécois,es parce qu’aussi inconséquents qu’avisés.
Un Gouvernement TRANS-partisan MULTI-partite
Que le PQ soit disposé à former un tel gouvernement d’UNION permettrait de former un Gouvernement de LIBÉRATION démocratique multi-PARTITE trans-PARTISAN des après l’élection avec un Conseil des ministres multi-partite auquel participeraient au prorata du vote électoral des ministres de tous les partis ayant endossé le Programme COMMUN d’État. Ce serait un avantage de taille pour que puissent se faire valoir TOUS les partis, indépendamment de l’élection d’une députation conséquente. Ainsi, même sans député,es, les conservateur,trices du parti de Éric Duhaime pourraient siéger au Gouvernement de LIBÉRATION démocratique nationale. Pareil pour QS ou la CAQ… dans le cas où les solidaires et la CAQ ne parvenaient pas à faire élire un,e seul,e député,e.
La proportionnelle « pragmatique »
La proportionnelle permet de représenter le vote Du Peuple à l’ANQ | Assemblée nationale du Québec. Il est trop tard pour la mettre en place, par contre, un dispositif permet de pallier cette absence. La campagne électorale se tient… Chaque parti signataire du Programme COMMUN d’État démocratique fait campagne à la fois sur le Programme COMMUN pour battre les partis qui n’en seraient pas signataires, et à la fois sur Leurs respectifs Programme de gouvernance pour battre les partis signataires du Programme COMMUN d’État…
J’ai déjà proposé, sans succès. dans VIGILE.quebec ( .net à l’époque ), un tel dispositif de « proportionnelle pragmatique » ( empirique ), dans le contexte de l’élection qui a permis à Pauline MAROIS de prendre le pouvoir… MINORITAIRE… Une proportionnelle pragmatique autour d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain aurait pu changer l’Histoire… L’Histoire en a voulu autrement… via ce que je nommais, une COALITION NATIONALE – Démocratie et Souveraineté du Québec…
Tout ça est encore et toujours, 15 ans plus tard d’une prégnante, mais cruelle, actualité politique et constituante.
L’élection du 4 sept. n’est pas un référendum, MAIS est…
… une élection pré-référendaire !?
OUI, si ce peuple élit une députation qui s’ENGAGE à mettre Le PEUPLE au POUVOIR
Une VRAIE coalition dotée d’un dispositif électoral de Proportionnelle pragmatique
VIGILE.quebec… 14 août 2012
@ 5 jours du vote, la Commission technique électorale multipartite de l’UNION démocrate du Québec | UDQ, se réunit pour analyser les sondages et pointages dans chaque comté. Dans les comtés où un parti signataire du Programme COMMUN d’État et membre de l’UDQ pourrait battre un parti adversaire de l’UDQ, mais dans le cas où il serait empêché de le faire sur division du vote des partis membres de l’UDQ, la Commission technique électorale va recommander aux partis membres de l’UDQ d’appeler à voter pour ce parti en avance, mais risquant d’échapper à l’UDQ… Non sans prévoir une clause de répartition du financement des partis en fonction des intentions de votre à 5 jours du vote. La consigne de rabattement du vote faisant foi, parce qu’elle aura été annoncée à l’avance, via le Programme COMMUN d’État démocratique.
Ce qui pourrait permettre de former non seulement un Gouvernement de LIBÉRATION démocratique nationale MAJORITAIRE en sièges, mais aussi et surtout en voix, ce qui change tout pour la suite constituante à donner à l’ACTION du Peuple… Il est partie prenante de ce succès de l’UNION de ses forces démocratiques ; il est ACTEUR, avant, pendant et après les élections, AVANT, PENDANT et APRÈS la tenue d’un référendum plébiscitaire qui lui permet d’ÉTABLIR les règles et de les faire RESPECTER pour faire s’EFFONDRER au Québec un État illégitime du Canada incapable d’OBTENIR le clair et libre OUI démocratique constituant des Québécois,es.
Le vote des jeunes…
Cette nouveauté de la Proportionnelle pragmatique rend encore plus prégnant l’impact d’une large la participation au processus électoral et ne peut que favoriser le vote des jeunes et des exclu,es de la vie politique… parce que ce dispositif permet d’exprimer vraiment La VOLONTÉ LIBRE du Peuple… non sans leur donner un jouet démocratique nouveau et inédit… un facteur démocratique capable de susciter leur intérêt atavique pour les choses autant inédites que complexes et imprévisibles…
La soi-disant complexité de ce dispositif est un atout de plus pour La DÉMOCRATIE !
Non sans rendre beaucoup plus acceptable le principe d’UNION pour tous les partis démocrates concernés… autour d’un même Programme COMMUN d’État ni de gauche, ni de droite, ni du centre gauche ou droit. Toutes choses créant des conditions complètement différentes de celles en cause quand il en a été question autant en 1995 qu’après pour élire un gouvernement du PQ… autour d’un simple Programme COMMUN de simple gouvernance.
Élire un Gouvernement de LIBÉRATION démocratique nationale MAJORITAIRE
En se faisant le promoteur de l’élection d’un tel Gouvernement d’État, il n’est plus question de faire élire un simple gouvernement du PQ, du seul PQ, mais d’élire un Gouvernement qui transcende les divisions afin de mettre de l’avant une seule politique, un seul programme, METTRE Le Peuple au POUVOIR au Sommet de l’État démocratique du Peuple.
Le fait pour PSPP d’AGIR en Président
Dans le contexte de sa démission de l’ANQ, pour AGIR en Président de l’UDQ, démissionnant de celle du PQ, pour qu’il se hisse par-dessus toute partisanerie politique en renonçant à siéger à l’ANQ à titre de Chef du PQ…
Toutes choses égales par ailleurs, il se hisse au rang de De Gaulle, peu enclin aux programmes COMMUNS de simple gouvernance, en tant que Président qui nomme sous République les Premier,ères ministres, et ce, en fonction du vote électoral, peu ou proue et toutes choses égales par ailleurs semblables au Gouvernement provisoire de la République française, la France LIBRE qui, du 3 juin 1944 a préparé et mis en place la Constitution du 29 septembre 1946 adoptée par référendum le 13 octobre de la même année par Le Peuple Souverain de France et fondant la 4e République française.
Ce qui rend d’autant plus neutre son rôle politique en matière de partisanerie électorale… Il se hisserait ainsi à une hauteur qui transcende toute partisanerie politique mesquine, de gauche ou de droite… rendant encore plus attrayante l’UNION des démocrates sous votre bannière radicalement démocratique.
@ défaut, il se prive d’un attribut signalétique de première importance qui ne demande aucun argumentaire du seul fait d’exister autrement que par le conformisme perdant qui nous a si cruellement blessé, faute de nous gouverner en conséquence de la DÉMOCRATIE et de la primauté de la Souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple.
@ défaut il se livre à l’absolutisme de la déprimante et inexorable DIVISION de nos forces sur la seule base de la simple gouvernance de l’État parce que vous aurez refusé de nous donner les moyens de notre indispensable UNION qui transcende nos divisions, il empêche que surgisse telle et si cruciale UNION des forces démocratiques du Peuple. Le Peuple ne sera pas dupe, et il ne pourra pas dire qu’il n’a pas été averti… quand Le Peupole refusera avec raison de donner raison à une politique irresponsable et infertile qui aura refusé l’UNION sur un Programme COMMUN d’État. «
Même si au mieux, QS ne récolte que 10% du vote, la seule perspective de l’UNION de nos forces change tout… oblige la CAQ et les Conservateurs à la pareille, ce qui change tout… même en cas de refus de ces partis, PSPP aura concrètement tout fait pour la faire cette UNION, et Le Peuple ne pourra qu’en tirer les conséquences et voter en Bloc pour l’UNION de nos forces en votant pour le seul parti qui l’a mis de l’avant… C’est gagnant gagnant à coup sûr…